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Le tourisme équitable

C’est au début des années 1990 qu’on a commencé à vouloir appliquer au tourisme les principes mis de l’avant par le commerce équitable dans les années 1960.

Le terme « équitable » est essentiellement utilisé dans le contexte de rapports entre des consommateurs du Nord et des fournisseurs du Sud. C’est en prenant conscience du fait que les populations des pays du Sud tiraient bien peu d’avantages de cette industrie qui rapporte aujourd’hui plus de 850 milliards $EU par année qu’on a voulu proposer une autre façon de voyager plus profitable à celles-ci.

Le tourisme équitable est donc une façon de voyager qui vise à ce que les retombées économiques profitent directement aux populations visitées, soit :

  • en assurant le maintien et la création d’emplois pour tous les membres de la communauté;
  • en dégageant une plus-value réinvestie dans des services collectifs, tels que cliniques médicales, écoles, accès à l’eau potable, etc.;
  • en soutenant directement les initiatives de développement durable des communautés, telles que reboisement, protection d’espèces animales menacées, mise en valeur des milieux naturels et des savoirs traditionnels.

Il privilégie les activités et les services touristiques décidés, mis en oeuvre et gérés collectivement par les communautés locales, notamment les communautés autochtones.

Il cherche à favoriser les occasions de rencontre et d’échange entre visiteurs et visités dans une optique de respect mutuel.

Il porte une attention spéciale à la place des femmes.

Il se préoccupe également de minimiser l’impact environnemental du séjour des voyageurs dans les pays visités.

Dans l’esprit du tourisme équitable, les circuits de Mercure reposent sur les volets suivants :

  • volet écologique : admirer les sites naturels, se détendre dans la nature, pratique des activités physiques, voyager de «façon verte» et soutenir les efforts locaux de protection de l’environnement;
  • volet culturel : connaître le passé pour mieux comprendre le présent, comprendre l’apport des peuples à l’histoire de l’humanité et découvrir les sources de fierté des populations, même — et surtout — celles que nous jugeons « démunies »;
  • volet social : faire profiter directement les communautés locales des retombées économiques du tourisme, favoriser les rencontres et les échanges entre voyageurs et visités, mettre en valeur la culture locale et les savoirs traditionnels.